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5 Solutions pour financer son projet immobilier

Avant de se lancer dans un projet immobilier, mieux vaut vérifier sa capacité de financement. Du prêt classique au 1% logement, tour d'horizon des différentes aides disponibles.

  • Le classique : un crédit immobilier

C'est la formule la plus courante, accessible à tous, qui consiste à emprunter tout ou partie de la somme à un organisme financier. Son coût varie selon plusieurs paramètres : le montant des mensualités, la durée (en général, entre 7 et 25 ans), l'assurance, les frais de dossier et les taux d'intérêt (variables ou fixes).
L'apport personnel joue un rôle important mais pas capital. S'il est plus facile de convaincre votre banquier avec un apport conséquent, lui emprunter toute la somme reste possible. On parle alors de financement à 110% (100% du montant et 10% de frais annexes).

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  • Le plus bas : prêt à taux zéro ou PTZ 

Créé en 1995, le Prêt à Taux Zéro (aussi connu sous le nom de PTZ) est destiné à tous les primo-accédants, sans conditions de ressources.
Ce prêt à 0% d'intérêt vient en complément d'un prêt classique et peut donc être considéré comme un apport personnel. Sa durée varie en fonction des revenus du ménage et son montant est calculé suivant le coût de l'achat, la localisation du bien et le nombre de personnes qui s'y installent. En 2016, sa part dans le financement d'un projet peut atteindre 40% selon les zones (A, B1, B2 ou C).
Il est cumulable avec d'autres offres comme l'Aide Personnalisée pour le Logement (APL) ou le Prêt d'Accession Sociale (PAS).

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  • Le plus flexible : prêt relais

Ce prêt est destiné aux personnes qui souhaitent financer leur acquisition par la vente d’un autre bien immobilier. Dans ce cas, la banque avance l’équivalent de 50 à 90% du montant du logement en vente.
Il dure 1 an, renouvelable une année supplémentaire, et s’arrête automatiquement une fois le bien vendu. Cette aide peut être associée à un prêt classique si le montant de l’achat est supérieur à la vente. Dans le cas contraire (montant égal ou inférieur), on parlera de prêt relais sec et l’emprunteur ne réglera que les intérêts.

  • Le coup de pouce : prêt d'accession sociale ou PAS

Il s’agit d’un prêt conventionné (souscrit auprès d’un organisme financier ayant signé une convention avec l’État) créé en 1993 et accessible sous certaines conditions.
Les revenus du ménage sont soumis à des plafonds. Il faut également que le bien acheté soit une résidence principale (et donc y vivre au moins 8 mois par an). Les surfaces minimales sont : 27 m² pour une personne seule, 41 m² pour un couple et 54 m² pour un couple avec enfant.
Si les taux d’intérêt varient entre 3,4% et 3,85%, cette aide reste cumulable avec l’APL, le PTZ ou un Plan Épargne Logement (PEL).

  • Le plus performant : 1% logement ou Prêt Action Logement

Ce dispositif, né en 1953, est destiné aux salariés d’une entreprise de plus de 20 personnes. Il est directement souscrit par l’employeur et tire son nom de la cotisation qu’il paye (1% à la création, 0,45% aujourd’hui) dans le cadre de sa participation à l’effort de construction.
S’il n’y a, a priori pas de conditions réelles d’attribution, il peut vous être refusé en cas d’épuisement du fonds. Certains employeurs mettent également en place des critères spécifiques (situation familiale, ancienneté, etc.).
La somme empruntée varie de 7 000 à 25 000 €, remboursable sur 20 ans maximum, mais les taux d’intérêt sont particulièrement intéressants (entre 1,5% et 3%). Et, si les conjoints travaillent dans 2 sociétés adhérentes, ils peuvent y souscrire, chacun de leur côté.